Nous vivons dans une ère où le contenu visuel est roi. Les marques ont dû s’adapter à de nouvelles manières de communiquer pour capter l’attention de consommateurs sur-sollicités. Ce n’est donc pas un hasard si l’évolution du marketing visuel prend aujourd’hui une tournure particulière en s’intéressant de près aux mèmes.
1. L’évolution du marketing visuel : de la publicité traditionnelle aux mèmes
Le marketing a toujours cherché à s’adapter aux exigences des consommateurs. Selon une étude de l’IAB, environ 26 % des internautes utilisent des bloqueurs de publicité, obligeant ainsi les marques à revoir leur stratégie. Les mèmes ont ce pouvoir unique de captiver en quelques secondes grâce à leur caractère à la fois humoristique et relatant une situation du quotidien.
Pourquoi les mèmes?
- Ils sont partagés massivement et rapidement.
- Ils permettent de toucher différentes générations, notamment les millénariaux.
- Ils sont adaptés aux plateformes social medias comme Instagram et Twitter.
Cela ne signifie pas pour autant que les mèmes remplacent les publicités classiques. Ils complètent les stratégies marketing en ajoutant une touche d’authenticité et de modernité.
2. Étude de cas : marques ayant réussi à s’approprier la culture des mèmes
Plusieurs marques se servent des mèmes de manière astucieuse pour solidifier leur image et augmenter leur influence. Regardons de plus près comment certaines d’entre elles s’en sortent.
Netflix est un excellent exemple. Ils intègrent des mèmes liés à leurs séries, avec un taux d’engagement impressionnant. Par exemple, leur série “Stranger Things” a vu sa popularité croître en partie grâce aux mèmes viraux créés autour des dialogues et des scènes.
Spotify surfe également sur cette vague en utilisant des mèmes pour faire la promotion de playlistes ou évènements musicaux. En 2020, leurs publications mèmes ont généré 2 fois plus d’engagement que leurs messages traditionnels.
Notre recommandation pour les nouvelles marques serait de commencer par comprendre leur audience et leur sens de l’humour avant de se lancer dans le mème marketing. Tout le monde n’a pas le même sens de l’humour, et une erreur pourrait affecter la réputation de l’entreprise.
3. Les limites et défis du mème marketing pour la réputation des marques
Les mèmes ne sont pas sans risques. Ils reflètent souvent des insides jokes qui, mal interprétées, peuvent provoquer des réactions mitigées voire négatives. Par ailleurs, les mèmes étant souvent éphémères, il peut être difficile de les utiliser de manière durable dans une stratégie marketing. Le challenge est donc de rester pertinent tout en évitant la controverse.
Parmi les pièges à éviter :
- La non-authenticité : Aller à contre-courant de l’ADN de la marque peut nuire à la crédibilité.
- La saturation : Trop de mèmes tue le mème. Il est crucial de doser ces interventions humoristiques.
Nous suggérons de rester toujours alignés avec les valeurs de la marque et de constamment évaluer les retombées de ces communications pour ajuster au mieux la stratégie.
Les mèmes continuent d’évoluer et de séduire un large public. Avec un rapport coût-efficacité très intéressant, il est peu probable que leur influence décroisse de sitôt. Pour ceux qui savent les manier avec finesse, ils constituent une vraie mine d’or.
